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Les «irrécupérables» de la salle 203

Les «irrécupérables» de la salle 203

Après le scandale Rodney King et les émeutes qui s'ensuivirent,
la Wilson High School de Long Beach semblait un terrain idéal pour
mettre à l'épreuve les idéaux d'intégration sociale et raciale. Situé dans
un secteur bourgeois, l'établissement accueillait des jeunes de toutes
origines : Afro-américains, Latinos, Asiatiques issus des quartiers
«sensibles», dont la quasi-totalité avaient eu aff aire à la violence, à
la drogue, voire à la prison.

Erin Gruwell, novice de 23 ans, aussi naïve qu'idéaliste, choisit Wilson
pour ses débuts dans l'enseignement. Elle découvrit dès le premier
jour l'ineffi cacité d'une approche traditionnelle lorsque ses élèves lui
tournèrent ostensiblement le dos et se regroupèrent par clans, dessinant
d'inviolables frontières entre Blacks, Asiatiques et Latinos.
«Ils s'imposaient cette forme de ségrégation», se souvient Erin.
«Ils recréaient à l'intérieur de la classe des territoires basés sur leur
origine ethnique, leur domiciliation ou le mode de transport qu'ils
empruntaient pour se rendre au lycée. C'était très impressionnant de
les voir se replier ainsi et faire bloc contre moi.»

Après bien des déconvenues et plusieurs vaines tentatives pour
instaurer un semblant de dialogue, Erin fi nit par exploser en découvrant
une caricature raciste représentant un de ses élèves afro-américains
aff ublé d'énormes lèvres. Cette réaction émotionnelle lui valut son premier
vrai contact avec la classe 203. Haranguant ses élèves, Erin n'hésita
pas à comparer cette image humiliante aux caricatures antisémites de
l'ère nazie, dont elle rappela les conséquences ultimes. Elle découvrit
alors que l'écrasante majorité de la classe n'avait aucune notion du
nazisme et de l'Holocauste, et décida de changer de méthode.

Erin Gruwell : «Ma référence à la propagande nazie fi t un bide. Les élèves ne
comprenaient pas davantage le parallèle que j'essayais d'établir entre
souff rance et rejet. Ils avaient tous vécu l'expérience de la discrimination,
mais n'arrivaient pas à la verbaliser. Cependant, le fait que
je me mette à hurler pour la première fois leur fi t comprendre que
j'étais sérieuse. J'avais cessé d'être à leurs yeux cette nana godiche,
éternellement aff able et souriante.»
Un peu plus tard, Erin demanda à ses élèves combien avaient
essuyé des coups de feu. Toutes les mains se levèrent...

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# Posté le jeudi 23 août 2007 11:29

Alors t'as été le voir au ciné?

Alors t'as été le voir au ciné?
Si t'as été voir Ecrire pour exister au ciné, lâche tes impressions sur le film!

# Posté le mardi 20 mars 2007 10:36

B.O

Voici un morceau de la b.o!

# Posté le vendredi 09 mars 2007 06:40

Ghetto

Akon et son clip ghetto! J'adore!

# Posté le vendredi 09 mars 2007 06:38

Toast for change

Toast for change
Elle t'inspire quoi cette photo?

La classe a l'air d'être très solidaire!

# Posté le mardi 06 mars 2007 10:22