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Erin Gruwell

Erin Gruwell
Erin Gruwell a 23 ans et vient d'avoir son diplôme d'enseignante

Elle choisit comme premier poste un lycée de Long Beach où se côtoient fils de bourgeois et jeunes des quartiers défavorisés, petits délinquants et caïds en herbe...

# Posté le jeudi 15 février 2007 06:47

Modifié le jeudi 15 février 2007 07:47

Participez au grand concours les écrivains de la liberté

Participez au grand concours les écrivains de la liberté
Vous êtes lycéens? Vous voulez vous exprimer librement?


Pour cela, rédigez un texte d'une page maximum (format A4) qui parlera d'un sujet qui vous tient à coeur, de votre environnement de lycéen, de votre vie de quartier ou bien vous pouvez réagir à un fait divers, sportif comme relater un évènement imaginaire ou non.

Choisissez simplement la forme, à partir de l'un des 4 thèmes ci-après:

- à la façon d'un "slam poétique"

- à la façon d'une lettre d'amour (ou d'amitié)

-à la façon d'un cri de révolte ou de contestation

- à la façon d'un article de journal

(Attention! Aucune atteinte à une personne, groupe de personnes ou à un organisme public ou privé ne sera tolérée.)

Ecrivez lisiblement vos nom, prénom et coordonnées et l'envoyer au plus tard le 15 avril 2007 à:

Agence 6/12
Les écrivains de la liberté
109 BD Beaumarchais
75003 Paris


Les 30 meilleurs textes seront publiés sur ce skyblog officiel et recevront un bon d'achat FNAC d'une valeur de 50 euros!


Extrait de règlement: l'Agence 6/12, 109 Bd de Beaumarchais, 75 003 Paris, organise du 5.03.2007 au 15.04.2007 inclus, le concours "Les écrivains de la liberté", ouvert à tous les lycéens de 15 à 19 ans en France métropolitaine. Gagnants sélectionnés par un jury. Dotations: 30 bons d'achat FNAC (valeur globale 1500E TTC). Le règlement, déposé c/o Me Manceau, huissier de justice à Paris, est disponible sur demande écrite à l'adresse ci-dessus. Les participants disposent d'un droit d'accès, de rectification et de radiation des informations les concernant en écrivant à l'adresse ci-dessus.

# Posté le jeudi 15 février 2007 06:00

Modifié le vendredi 09 mars 2007 12:21

CATEGORIE 4 : A LA FAÇON D'UN ARTICLE DE JOURNAL

ELECTIONS 2007,
REFLECHISSONS !!

A quelques semaines des élections,
Pensez-vous sérieusement à votre
Prochain engagement de citoyen ?

Dans quelques semaines, le premier tour des élections présidentielles aura lieu. Certaines personnes ont déjà leur avis, d'autres hésitent encore et peuvent être influencées. Un article découvert le 19 Mars 2007 annonce : « Le pressing de Thierry Strauss, dans le centre de Strasbourg, allie nettoyage et campagne électorale. Sur la vitrine un slogan : pressing en ciel 2007, votez blanc. Sous l'injection, qui offre un jeu de mot approximatif, s'affichent les portraits de l'équipe du pressing. » Que pensez-vous d'un tel slogan ? Nous souhaitons vous rappeler que voter est un droit et un devoir. Il nous lie les uns aux autres en tant que citoyens d'une même nation. En participant à l'élection et en donnant votre choix, vous donnez votre point de vue, contribuant ainsi au bon fonctionnement de la Démocratie. Le fait de voter pour un homme et son parti politique est important car il entraîne des décisions futures.

Qu'en pensez-vous ? Que penseraient les hommes qui se sont battus pour obtenir ce droit ? Que penseraient les femmes qui ont risqué leur vie pour l'acquérir ?
Tant de siècles et d'années de combats pour posséder enfin une égalité, bafouée en moins de soixante ans.
Ne pas voter ou voter blanc reviendrait à accepter le choix des autres. Rien ne servira alors de se plaindre des choix des gouvernants, il faut juste réfléchir et agir le jour voulu.
Vous pensez montrer votre désaccord, mais pourquoi écouter cet individu. Chaque homme est un citoyen à part entière et comme le permet la Démocratie, le droit de penser a instauré. Alors défendez vos idées et allez voter.
N'oublions jamais que c'est la déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789 qui protège cette liberté en la définissant comme « un des droits les plus précieux de l'homme ».

En page politique, l'article de BARAILLE Aurianne et SCOTTO Marine.

A.BARAILLE et M.SCOTTO de Marseille


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Mes chers lecteurs,

Une lectrice, prénommé Emma, nous a écrit il y a une semaine. J'ai décidé de faire paraître son témoignage, tellement son histoire m'a émue. Dans cette lettre elle nous parle du décès de son meilleur ami : CHRIS. Voici son récit :

« Cela s'est passé il y a bientôt trois ans, le 10 août 2004, alors que je me rendais en bus au travail. La veille du drame nous nous étions disputés car je ne pouvais le voir que le week-end alors que justement il voulait me voir le soir même. En voyant ce soir là qu'il ne me rappelait pas, et connaissant ces antécédents suicidaires, j'aurais dû me douter de ce qu'il allait faire.
Je reçois un coup de téléphone. En voyant son numéro s'afficher, un poids se retire de mon estomac. Mais lorsque j'entendis la voix, qui n'était pas la sienne, mon c½ur s'emballa : le pire s'était produit. Durant la nuit il s'était donné la mort. A ce moment là un sentiment de panique m'envahit, je ne réalisais pas, ce n'était pas possible, il n'avait pas osé aller jusqu'au bout ? Tout dans ma tête se bouscule, les souvenirs, l'angoisse de sa perte, les questions : pourquoi m'a-t-il laissée ? Pourquoi a-t-il fait ça, Pourquoi ne l'ai-je pas rejointe alors qu'il avait besoin de moi ? C'est de ma faute, je l'ai abandonné alors qu'il était mal, j'ai été égoïste et il me l'a fait payer.
Deux mois environ après ce drame, anéantie par le chagrin et ce sentiment d'être seule malgré le monde autour de moi, j'étais bien décidée à le retrouver : une partie de moi était morte en même temps que lui. Heureusement, de cette tentative il ne me restera que d'ignobles cicatrices, car malgré mes efforts je n'ai pu aller jusqu'au bout.
Je me souviens... Notre histoire commence en sixième, je remarque ce garçon plutôt mystérieux, qui ne se mélange pas vraiment aux autres. Il paraît triste, seul, puis il a un petit quelque chose en plus que je ne peux expliquer. C'est moi qui ferai le premier pas vers ce grand et merveilleux ami, du nom de Chris. Il apprend à me connaître, il se sent bien et se confie à cette première amie que je suis. C'est alors que j'apprends qu'à l'âge de dix ans il tente de se suicider pour la première fois. J'en reste statufiée, je ne veux pas le perdre, j'ai mis tellement de temps à le trouver. Mais pourquoi ce geste ? Pourquoi a-t-il déjà pensé à la mort ?
Ses parents semblent y être pour beaucoup... Depuis qu'il est petit, ses parents se désintéressent de lui, ils ne s'en occupent pas. Il se sent abandonné par ceux qu'il aime. Et ce sentiment va s'amplifier lorsque Jenny, sa petite s½ur, va naître. Bien sur il est heureux de la venue de ce bébé. Mais cela ne fera qu'amplifier son sentiment d'abandon ; il se sent alors livré à lui-même. Et c'est peu de temps après qu'aura lieu ce premier drame. Le premier parmi d'autres...
Ainsi, pourquoi avoir eu recours à ce geste extrême ? Je viens de vous le dire : des parents absents, pour lui et même pour la petite Jenny. Son grand frère était devenu en quelque sorte son père. Imaginez alors le traumatisme de cet enfant lorsqu'elle découvrira le 10 août au matin le corps inerte de son frère baignant dans une mare de sang. Et dire que, pendant près de deux ans, il n'avait pas tenté une seule fois de se donner la mort !
Je me souviens de ce qu'il disait souvent, « je revis grâce à mes petites femmes », sa s½ur et moi : nous étions ensemble à cette époque. Oui, à cette époque seulement car, quand on avait quitté le collège, tout a rebasculé, il est rentré dans son école de photographie. Et moi de mon côté aussi je poursuivais mes études : nous n'avions plus de temps pour nous. Notre amour s'est transformé peu à peu en amitié. Mais je ne l'ai pas abandonné pour autant nous étions devenu même inséparables. Enfin c'est ce que je pensais puisque la mort m'a prouvé le contraire. Elle a réussi à me le prendre.
C'est d'ailleurs lors d'une de ses crises d'angoisse que l'on s'est fait une promesse : Celui de nous deux qui survivrait, devrait verser les cendres de l'autre du haut d'un phare. Une promesse que j'ai honorée, malgré la douleur. Un dernier adieu à mon meilleur ami, à mon frère, à ma moitié, mon amour perdu. Il a eu beaucoup de responsabilité à assumer, trop peut-être. Il est devenu en quelque sorte père avant l'heure et ce trop plein de pression lui a fait perdre la tête.
Aujourd'hui encore j'ai du mal à me faire à l'idée qu'il ne soit plus là près de moi. Mais lorsque j'essaie de le rejoindre je n'y arrive pas, il y a comme une force qui m'en empêche. Peut-être est-il devenu mon ange gardien et qu'il ne veut pas de moi auprès de lui. Enfin pas de suite.
Je voulais confier mon expérience difficile aux lecteurs de ce journal, afin d'éviter que d'autres amis ne la vivent. Car ce soir là, en brisant sa vie il a brisé celle de la fille qu'il aimait, ainsi que celle de sa s½ur adorée.
C'est les yeux plein de larmes que je termine cette histoire, celle d'un enfant mal aimé, qui retrouvera l'amour dans les yeux de ses « femmes » et succombera à 16 ans de sa blessure secrète. »

Je dirai qu'il faut beaucoup de courage pour parler du suicide d'un proche lorsqu'on a vécu cette expérience. Je te remercie pour ce témoignage touchant, vrai, plein de sentiments. Je parle au nom de tous : nous espérons que tu arriveras à surmonter cette épreuve malgré la peine que t'apporte sa disparition et son absence.
A bientôt et encore merci.

A.MAGNIEN de Gagny


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Tiers-Monde
Appel à la survie !!!


Ils s'appellent Mamadou, Ibrahima et Simo. Ils ont entre 8 et 15 ans. Ce sont encore des gamins que l'on a pris dans la rue alors qu'ils s'amusaient tranquillement, comme le font les enfants de leur âge à travers le monde entier... Mais, désormais, ce sont des soldats. Ils militent pour une cause que parfois ils ignorent ou ne comprennent pas. Leur devoir : se subordonner à leur chef qui n'est souvent guère plus âgé qu'eux.

Il y a aussi Fatima, Souhila et Asma dont le corps et l'âme sont vendus à Agadir sous prétexte que leurs parents n'ont pas d'argent et plus rien à leur donner. Elles sont jeunes parfois trop et sont vouées à la vente. Elles subissent un cheminement semblable à celui des marchandises et ne bénéficient pas de conditions humaines. Leur corps ne leur appartient plus. C'étaient des gamines pleines de vie qui font partie des femmes de demain et qui n'ont ni choix, ni droits, ni libertés.

Dans le même registre, nous avons rencontré Elena, Adriana et Tatjana. Elles sont jeunes, belles et naïves. Elles viennent de l'Est et sont parfois issues de familles modestes, voire même démunies. Elles viennent en Europe dans l'espoir d'obtenir un emploi stable et dont le salaire leur permettrait de vivre comme le leur promet le « boss ». Cependant, une fois en Europe elles sont violentées, violées, et on leur prend leurs papiers d'identité, passeports... Elles sont alors contraintes de vendre leur corps. Pour elles c'est la prostitution à coup sûr. Le « boss » n'a pas d'états d'âme et les vend comme des objets de plaisir sans conscience du choc moral et du traumatisme.

Ce choc touche également Maria, Carla et Blanca, plus communément appelées « les mules ». Elles sont sans espoir face à l'ascension sociale et sont parfois même en phase de déchéance. Elles n'ont pas d'autre issue que le chemin de l'illégalité même si elles rêvent du chemin de la liberté. Elles doivent transporter un certain nombre de capsules de drogues dans leur ventre de l'Amérique du sud jusqu'au nord. S'il venait à manquer 1 Mg de substance, leurs familles restées au pays devraient en subir les conséquences.

Mais n'oublions surtout pas ceux dont le sort est trop souvent occulté. Ils sont passifs contre leur gré. Leurs seules activités consistent à la survie. Des heures de marche pour une goutte d'eau, une souffrance pour une miette de pain. Des enfants à la peau mate mais tellement candides, innocents... Ils souffrent de la famine, du manque d'éducation et n'ont aucun avenir, une faible espérance de vie et un espoir nul même s'ils rêvent d'étudier.

Malheureusement, le plus pathétique dans tout cela, ce n'est même plus le sort de toutes ces victimes que l'on ignore car « leurs problèmes ne nous concernent pas » ou sous prétexte qu' « ils sont trop loin de nous ». Non, le plus tragique, c'est que nos chers psychologues, psychiatres et psychothérapeutes font primer le cas de Nicolas, Xavier et Sophie qui respectivement ne veulent pas finir leurs épinards, sont accrocs au PC ou ont un chagrin d'amour ! Ces enfants-rois qui n'ont jamais connu la misère sont davantage pris en compte que la moitié du monde qui souffre, qui est dépourvu de justice et de grâce...

S.BELAREDJ de Reims

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:55

Modifié le mercredi 02 mai 2007 05:17

CATEGORIE 3 : A LA FAÇON D'UN CRI DE REVOLTE OU DE CONTESTATION

« Où est la paix, où est la liberté »


A la sortie de la seconde guerre mondiale, on a imaginé la paix et on a r^vé a un avenir meilleur, pour cela on a crée l'O.N.U et on a eu de belles idées, mais les idées ne changent le monde uniquement quand elles deviennent des actes. Et beaucoup de ces idées sont restées à l'état de pensées. Aujourd'hui, la paix vaut beaucoup moins que l'équilibre des bourses et que les accords économiques entre nations.
Dans le Monde dans lequel nous vivons, de nombreuses situations sont révoltantes et font douter quand à la signification du terme liberté. A commencer par le fait que les 5 puissances qui gèrent l'O.N.U, soient les premiers vendeurs de mort (d'armes) de la planète. Personne ne réagit non plus au camp américain de Guantanamo, où de présumés terroristes sont détenus, torturés et humiliés sans être jugés puisque considérés comme coupables dès leur incarcération. Ce camp aussi honteux que ceux des nazis ne choque pourtant pas, peut-être cela est-il dû au fait qu'il appartienne à la première puissance mondiale.
Le sort de la Corée du Nord, où perdure l'horreur de la dictature, une dictature dure (culte de la personnalité, traque aux opposants du régime), la population en est même réduite à se nourrir de ses morts, et bien cette situation ne perturbe pas plus que cela l'opinion internationale. Et dernièrement l'image des soldats britanniques « remerciant » celui que l'on jugeait comme une menace pour la liberté, pour le Monde libre, est un spectacle révoltant.
Alors il est tant de se demander si la liberté et la paix sont encore des valeurs, ou si ce ne sont que des mythes, des mots, des rêves, des espoirs.

M.MATHYS de Lyon


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Mon quartier


Bonjour je m'appelle El-Mathari Djamel j'ai 15 ans.
Depuis que je suis petit mon père habite dans un quartier qui s'appelle Bien assis dans l'Allier et tous les jours, il se passe des choses et je veux que ça change.
Parce que la vie serait plus belle sans les gangs.
Ils se vendent de la drogue ils ne gagnent rien dans tout ça en plus.
Ils veulent tous les territoires pour se faire respecter et en plus de tout ça il y a des racistes dans ma ville.
Moi je suis arabe alors je sais ce que ça fait quand on te dit des choses pas bien alors je veux que ça change.
Du point de vue du raciste et de la drogue et des gangs.
Je voudrais qu'une ou plusieurs personnes puissent changer les choses comme le raciste, les vendeurs de drogue etc... dans les quartiers pour que les gangs retournent dans le droit chemin.
Alors je veux faire passer le message car j'ai été voir au cinéma Ecrire pour exister c'est un film trop bien.

D.EL-MATHARI de Montlucon


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La télévision


Pourquoi ce besoin de nous montrer ces corps ?
Juste parce que ça ne nous choque plus de voir des morts...
Outré de me rendre compte que nous ne sommes que les demandeurs
D'une expansion d'un quelconque malheur...
Une contradiction perpétuelle entre richesse et pauvreté,
Afin de nous faire croire que ce ne sont que des « banalités ».
Rien de tel qu'une guerre, un Tsunami ou un bain de sang,
Pour parler ensuite des stars qui touchent des salaires mirobolants !
Il n'y a rien de plus exaspérant que de voir les yeux tristes de ces enfants,
Suivis de ces « Peoples » plein de bonheur et d'argent.
L'actualité nous fait croire que nous sommes tous égaux,
Mais ce ne sont que des méthodes pour nous endormir le cerveau.
Ce qu'ils veulent vraiment c'est nous rendre jaloux,
Pourtant ils se servent de tous ces gens à genoux...
Entre la politique, les militaires et les civils,
Mentir devient chose facile !
A croire que c'est un plaisir de faire des envieux,
Envoyer parmi les malheureux, des stars qui en vérité ne pensent qu'à eux.
Heureusement qu'ils existe quelques rares exceptions...
Mais pourvu que ça ne devienne pas une illusion.
C'est à nous maintenant d'évoluer,
Pour combattre l'intolérance, l'immaturité et la rivalité.
Fondons un monde meilleur, où chacun aurait sa place,
Car réunit on peut toujours faire face.

M.CARON, F.BASTIEN, C.BERNARD et D.HUYVAERT de Caudry


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Il sera bientôt tard. Trop tard. La fumée est trop épaisse et monte déjà trop haut... Bientôt il n'y aura plus de soleil, la chaleur est pourtant intenable.
Je ne peux plus supporter ce monde.
Les océans débordent, emportant dans leurs longs bras humides des hommes, des femmes, des enfants qui essayent tous de respirer...
Mais il n'y aura bientôt plus d'air. Le gouffre noir et profond de notre destin nous accueille en son antre, nous, malheureux voyageurs de la vie... Je ne peux plus supporter la chute.
Notre confort s'envole dans un ciel gris et étouffant... Le vent nous pousse petit à petit aux confins d'une planète de plus en plus sinistre, emportant parfois nos frères dans ses tourbillons violents. Et comme la neige nous enseveli, nous perdons peu à peu la piste. Nos rois affichent leurs sourires à tout va, parlent de tout et de rien, promettent l'impossible sans se soucier de l'urgence.
Sommes-nous condamnés à subir, sans réagir ?
Ne sommes-nous que des pantins au service de ces clowns ?
Notre mère porteuse est épuisée, les éléments se fâchent pour nous le faire comprendre, mais le seul symbole pris en compte est l'argent.
Je voudrais crier, je crie même. Quelqu'un m'entend-t-il ?
Je sais que je ne suis pas seule, je sais que nous nous battrons pour eux, pour tous, pour nous sauver... Il faut s'arrêter un instant, regarder comme tout est encore beau...
J'ai peur pour notre Terre, et trop d'espoirs en la vie pour y mettre ainsi fin. Je pense à nous, à nos enfants, au bonheur.
Regardez là-bas, non, le soleil n'est pas encore couché, la brise du printemps nous caresse encore. Oui il reste un espoir...
Ne les laissons pas nous voler notre bonheur...
Ne nous laissons pas défaillir entre leurs mains.

T.VILLET de Chaponost


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Il est 10h du soir et je suis encore là, assise sur le banc du 8ème arrondissement en espérant qu'un miracle se passe, comme la plupart des gens, j'ai des rêves plein la tête. Suis-je peut être un peu trop rêveuse ? Ici on dit que seul les battants réussissent, que dehors, c'est la loi du plus fort. Nous vivons à une époque ou seuls les plus forts survivent. Je comprends pas pourquoi, j'ai beau réfléchir, je n'y arrive pas, je m'aperçois que de jour en jour notre société subit en permanence cette discrimination, mais nous portons sans le vouloir une idéologie raciste, nous employons des mots qui dans l'ambiguïté de leur usage permettent toutes les abdications de la vigilance anti-raciste tel que le mot « black ». Quand je vois ces gens passer, ces personnes dont le regard est tellement vide, courir après quelque chose qu'ils n'obtiendront jamais me démoralise. Là où je vis, d'après le gouvernement il n'y a pas de forts, que des faibles... Et après on nous rabache les oreilles avec la tolérances ! Rien que ce mot me fout la haine, ce mot « tolérance » est à lui tout seul la parole du dominateur :tolérons le plus faible puisqu'il est faible, il ne gêne pas et cela a l'avantage de flatter l'ego du dominateur qui apparaît ici comme le bienveillant, le protecteur. A cause de cette façon de voir les choses, l'état se plaint de nous, de notre inefficacité pour améliorer notre nation, notre patrie, comment voulez-vous que nous fassions partie de votre patrie alors que vous ne nous considérez même pas comme tel ? Faut-il une société relativement homogène et donc exclure ou contrarier ce qui n'appartiendrait pas à l'ethnie dominante ? Dans ce monde, la réponse passe souvent par le code de la nationalité, par la définition d'une langue officielle ou la religion mais la nationalité a ce caractère de pouvoir être acquise ou abandonnée. On a la chance de vivre dans un pays dit « DEMOCRATIQUE » mais au fond est-il si « PATHETIQUE ». On a la chance d'être différent, pourquoi est-ce problème ? La couleur de peau ne change pas, elle n'est pas choisie. Elle n'appartient pas à la liberté individuelle de chacun de nous. Cher compatriote je m'adresse à vous telle la voix de la raison, cultivons nous, ne négligeons pas, méprisons ou rejetons pas ce que nous sommes, comme a dit Erin Gruwell : « il est tant de franchir cette étape, de se libérer et de comprendre qu'il y a tout un monde au-delà de nos quartier » Mais après tout, qui suis-je pour vous faire par de mon opinion ? Suis-je une citoyenne ? Je ne sais pas...
Je m'appelle Amel, 16 ans de vie, 30 ans de larmes. Il est 7h45 du matin, je m'apprête à courir après un avenir que je n'aurai jamais...

TU APPRENDRAS (QUAND TU SERAS GRAND) QUE LE RESPECT ET LA TOLERANCE C'EST CE QUI FAIT AVANCER LE MONDE.

K.MAKCHOUCHE d'Avignon

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:50

Modifié le mercredi 02 mai 2007 05:17

CATEGORIE 2 : A LA FAÇON D'UNE LETTRE D'AMOUR OU D'AMITIE

A la femme la plus courageuse,
Celle qui m'a donné la vie,
Sans doute ai-je été trop dure avec toi. Peut-être n'ai-je pas assez souvent dit que je t'aimais sans jamais penser que tu allais me quitter si vite. Des regrets, oui j'en ai, beaucoup même, que je n'arrive toujours pas à surmonter.
Mais voilà, par la présente je veux te dévoiler mon c½ur de jeune femme et te prouver à quel point tu fus une mère formidable. Toute ma vie tu resteras le modèle auquel je m'efforcerai de ressembler car une mère ne peut être oubliée.
Nous étions le 23 décembre 2003 quand l'on m'annonça ton décès. Seule, j'étais perdue, horrifiée, honteuse de ne pas avoir été à tes côtés. Comment ai-je pu être aussi négligente. Je m'en veux et je suis impardonnable.
Pétrie d'angoisses et de remords mes yeux se noyèrent de larmes et m'aveuglèrent malgré que je m'avançait vers l'hôpital. Enfin arrivée tout me sembla absurde, tellement improbable...
Je m'y refusais d'y croire. Non tu n'avais pas le droit de mourir ainsi et pas ce jour là. Tu m'avais pourtant promis...
J'entrai dans cette chambre portant encore ton dernier souffle. Peinée et mortellement meurtrie je m'avançai vers toi, sans te toucher, osant juste te regarder. Ma mère, encore enveloppée dans sa chaleur m'attendait paisiblement.
Seule face à toi, je me retrouvais seule face à moi. Ce fut un moment qui me glaça et que j'apprécia malgré tout, car je savais qu'il s'agissait du dernier regard que je pouvais poser sur toi.
Je passais la nuit avec toi, attendant qu'il ne s'échappe plus une lueur de vie de ton corps. Je te serrais fort ne voulant jamais te quitter. Partir avec toi, je l'ai voulu, mourir avec toi je l'ai prié... Mais rien ne se passa. Je devais te laisser, te dire adieu et continuer à t'aimer. Continuer à vivre avec ton souvenir, mon devoir de mémoire et transmettre ce que j'avais eu la chance de vivre avec toi à mes deux s½urs.
Parce que je t'aime.
Leïla.

L.MARIR de Semeac


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A toi mon frère,
Il m'a fallut 18 ans et ce concours d'écriture, trouvé par hasard dans un journal, pour avoir le courage de te rendre le droit à la vie dont je t'ai privé. Je ne peux pas me détacher de cette honte d'exister. Comment te dire ce sentiment de vide qui m'envahit, qui me prend à la gorge et me donne envie de vomir et combien vivre me fait rougir.
Je me sens égarée, désorientée, je ne trouve ma place nul part, ni au lycée, ni même au sein de notre propre famille.
Tu sais, je suis rongée par cette impression d'avoir manqué d'amour certains jours. Je me souviens de ces maladies imaginaires que j'aimais m'inventer, de ces scénaris que j'aimais me jouer où l'on me suppliait de ne pas mourir. Mais, d'autres jours, je me sentais comme étouffée, une overdose d'amour, une double ration, comme si je te volais ta part. Je comprend aujourd'hui que ça n'a pas été facile pour maman.
Mon jumeau, on dit ici qu'il est impossible de vivre sans sa moitié alors j'écris égoïstement pour te faire exister. Dans l'étroit ventre de maman il n'y avait pas de place pour deux. Quand elle a voulu l'expliquer à la petite fille que j'étais, elle t'a accusé avec tendresse de ne pas avoir été assez fort dans le combat pour la vie. Aujourd'hui c'est à moi de trouver la force de vivre, avec le poids de ton absence.
Que ces mots te transmettent combien ton souvenir m'imprègne.
Tendrement, ta s½ur.

D. de Lyon


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Le 7 avril 2007 à Lille
Maman,
Autrefois, je t'aurais appelée « ma petite maman chérie » mais le passé est difficile à oublier. En parlant du passé, tu as fait tant de cinéma pour que je naisse, tu as même eu recours à la science.
Aujourd'hui, j'ai dix-huit ans et je lutte pour devenir un adulte, même si j'aimerais être encore cette petite fille si gentille, ayant pour seule amie elle-même mais pourtant si heureuse. Tu ne me punissais jamais, juste quelques claques, de temps en temps, et maintenant tu t'autorises à me punir et me frapper si par malheur, j'ai fait quelque chose qui t'a déplu.
Maman, l'erreur est humaine ! Il faut se tromper avant de pouvoir réussir. Malheureusement pour moi, tu fais la sourde oreille et chaque semaine, tu cherches un quelconque moyen pour me déstabiliser. Je prend beaucoup de plaisir à surmonter les obstacles que tu me tends. Seulement, ce n'est pas de cette façon que tu montres ton amour, tout au contraire, tu deviens pour le monde qui t'entoure et pour moi, l'être le plus horrible, détestable et méprisable que l'on a eu la chance de rencontrer.
Quand d'autres auraient tellement aimé être à ta place et avoir une jeune fille telle que moi pour partager des relations mères / filles, toi, tu cèdes ta place, pour mieux vivre ta vie de femme.
Maman, je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai probablement encore longtemps, sauf si tu creuses plus profond encore ce fossé qui nous sépare à jamais.
Cynthia : ta fille pour laquelle tu t'es battue.

C.LERICQUE de La Bassee


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Pour toujours et à jamais...
Je tenais les cinq doigts au creux de ma paume depuis plusieurs minutes déjà. Dehors, derrière les doubles vitrages, la pluie nous imposait sa plainte languissante et monotone. Je pouvais percevoir chacune des gouttes qui éclataient sur le béton du parking, comme si elles tombaient sur mon propre corps, le noyant peu à peu sous des sillons ruisselants. Les doigts ne bougeaient toujours pas. La chaleur quittait peu à peu le corps étendu sur le lit, et le bout des mains était déjà presque blanc, de ce blanc qui fait peur, vous savez, quand on s'entend dire qu'on est pâle comme la mort. Qui pourrait être sur que la mort est pâle, personne n'en est encore revenu. Moi je pourrais, parce que je la voie, la mort, s'emparer de cet amas de chair qui est encore un homme. Et elle est pâle. Je repensais à cette même main que jusqu'à hier encore je voyais bouger et qu'aujourd'hui je tiens enfermée dans ma paume, comme pour la protéger. Pourtant jusqu'à ce matin, tout allait bien, tout était normal... Je tournai la tête vers la fenêtre pour cacher mes larmes, même si de toutes façons, il ne pouvait pas les voir. Il avait les yeux fermés, les paupières scellées, peut-être pour toujours ou à jamais.
Ma tête pivota brusquement vers le lit. J'avais cru le voir bouger, mais non, il était toujours bel et bien immobile. Ce n'est qu'au bout d'un moment, au bout de quelques secondes que je réalisai que l'onde qui m'avait traversée provenait du bout de ces mêmes doigts couleurs mort, ils avaient bougé, imperceptiblement, ils s'étaient refermés sur mon pouce. Ce geste, d'une inconscience évidente mais tellement lourd de sens me fit monter des perles salées que je connaissais bien au coin des yeux. Jamais encore il n'avait eu de tels gestes à mon égard. Lui qui était passé maître dans l'art de la pudeur sentimentale, lui qui, parfois, quand je tentais un sourire, y apposait et opposait la dureté de son regard, lui qui me glaçait le sang et me décourageait. Je n'ai plus aucun souvenir de quand il me prenait dans ses bras, et que, du haut de mes trois pommes, je pouvais observer le monde qu'il me décrivait, avec son regard de grande personne. Je ne me rappelle pas d'avoir trouvé cela merveilleux, multicolore comme on le dit dans les livres d'enfants, ni de l'avoir trouvé un jour « quelque chose » en particulier. Le monde c'est ma réalité, mon quotidien. C'est gris et plat comme les HLM de ma cité, avec parfois quelques arbres et quelques sourires, mais c'est rare par chez moi, les espaces verts. Et parmi tout ça, un sourire manquait souvent à la liste. Le sien, malgré les appels. Le sien qui se faisait tellement rare que j'en oubliais presque sa couleur. J'aurais pourtant parié tout qu'il était magnifique, ce sourire. Il ne se montrait jamais, mais je sais que la froideur et la rigueur de son visage étaient des masques pour cacher le manque. Il manquait d'amour. Je me rappelle un jour, pour sa fête, je lui avais offert une rose, parce que la rose, c'est la couleur des c½urs et de l'amour, et que du haut de mes sept ans et demi, j'avais voulu montrer à cet homme muet combien il comptait pour moi. Une rose à dix pétales pour pouvoir jouer à « Je t'aime autant qu'il y a de pétales » et tomber forcément sur « Je t'aime... à la folie ». Mais il s'était trompé. Il avait inversé « pas du tout » et « à la folie » dans la chanson, alors il est tombé sur « pas du tout ». Il avait posé brusquement la rose sur la table et elle était restée là peut-être plus qu'une semaine. A la fin, elle avait séché. Je l'ai encore. Il manquait d'amour. Pourtant, il en avait eu, beaucoup, comme tout le monde pourrait rêver en avoir, mais il n'avait jamais su le rendre. A personne, pas même à une femme, pas même à elle. Et pourtant Dieu sait comme il l'aimait et comme il avait souffert pour elle. Elle était son autre, son devenir, sa raison. Et moi, j'étais là aussi, et moi non plus, je ne l'avais pas eu, cet amour. Je sais qu'il aurait voulu nous le donner, mais qu'il ne pouvait pas. Il ne savait pas comment faire, il était trop maladroit. Expliquez-moi, dites moi pourquoi on s'attache toujours aux gens qui ne vous montrent jamais qu'ils vous aiment ? Moi qui ai si souvent cru que je le détestais, aujourd'hui j'ai compris que je l'aimais de toute mes forces, autant qu'il est possible d'aimer quelqu'un qui a laissé mourir votre rose, aussi intensément que permis. Et il m'a fallu attendre de le voir mourir pour m'en rendre compte. Il m'a fallu attendre de le voir allongé sur une couche blanche et impersonnelle, pour que je comprenne que toutes ces années ou je croyais le détester, je l'aimais. Il n'y a pas d'amour sans haine ni de haine sans amour, mais la différence est tellement mince... Et dire que je ne lui ai jamais dit que je l'aimais, qu'il était plus pour moi qu'un homme banal, qu'il était « celui qui », et que pour moi, c'était le plus important... Et moi qui croyais naïvement que je montrais facilement mes sentiments aux gens, je venais de me rendre compte que pendant toutes ces années je m'étais crue l'auteur de quelque chose que je n'avais jamais vraiment su faire. Et que lui, si inoffensif à présent, muet peut-être pour l'éternité, pour toujours et à jamais, il me regardait de ses paupières closes, et pourtant je pouvais lire dans son regard, qui avait été azur un jour, qu'il ne m'en avait jamais voulu, parce qu'il avait compris, qu'il était « celui qui » et que ces hommes là comprennent toujours sans qu'on ne dise rien. J'aurais tellement aimé le dire à un autre « lui » que cet homme allongé à mes côtés. J'aurais tellement aimé qu'il ouvre les yeux une dernière fois pour me laisser le temps...
J'ai à nouveau senti cet onde qui me faisait frissonner, je l'ai senti bouger. Aussitôt mon c½ur s'est serré, j'avais espéré tellement fort avoir le temps... Ses doigts se sont refermés encore un peu plus sur mon pouce. Très lentement, il a ouvert les yeux, de quelques millimètres, mais assez pour que je sente son regard me fixer, sereinement. Il n'avait pas peur. Il savait, et il ne redoutait pas.
« Papa ? » il ne bougeait pas, il se contentait de me regarder, parce qu'il savait.
« Papa, je t'aime »
Alors il a fermé les yeux, pour toujours et à jamais.

P.GOFFIN de Orgerus


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Mon amour,
Je t'ai aimé dès les premiers jours, nous nous sommes rencontrés il y a maintenant cinq ans.
Au début c'était le bonheur, nous nous aimions et vivions heureux, puis j'ai accepté de t'épouser mais très vite ça a dégénéré, tes baisers se sont changés en coups et tes mots d'amour en insultes.
Lorsque je suis tombée enceinte, tu m'as soupçonnée de te tromper et quand j'ai perdu le bébé, tu m'as dit que je l'avais fait exprès !
Tu m'as interdit de voir mes amies, tu me soupçonnais tout le temps d'avoir un amant, tu m'as obligée à quitter mon travail car j'avais peur que quelqu'un ne découvre mes bleus.
Tu me battais tous les jours mais personne ne le savait, tu menaçais de me tuer. Je vivais dans la peur, j'avais peur de toi.
Malgré toi, je m'évadais quand tu me maltraitais, je partais loin de toi, dans mes pensées. Je n'osai pas le dire, j'avais honte ! Je pensais que c'était ma faute mais j'ai enfin trouvé la solution grâce à toi, tu m'as sauvé de toi par cet acte, tu m'as libéré de ton emprise, je ne souffrirai plus jamais et toi non plus.
En essayant de nous tuer tous les deux, tu n'as pas réussi, la mort ne voulait pas de moi, en revanche toi, tu n'as pas survécu et maintenant je suis de nouveau libre !
Mais malgré toutes les souffrances que tu m'as infligées, je ne peux pas m'empêcher de t'aimer, je t'écris cette lettre car je viens de me réveiller du coma où tu m'as plongé en me frappant pratiquement à mort avant de te suicider. Je t'écris pour oublier et retrouver ce que tu m'avais volé : la liberté !

H.LINGEE de Reims


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20 Décembre 2006
Mon petit homme.

Ne pleure plus, Maman est là, Maman veille.
Tu vois mon petit, la vie est ainsi : Des hauts et des bas qui s'imposent, qui se rencontrent, qui se succèdent et qui s'égarent. La vie n'est pas toujours juste et encore moins heureuse.
Ecoute mon petit ange ce que maman a à te dire.

Je suis si triste que tu sois parti, j'ai le c½ur gros par ton absence et je n'ai pas la patience d'attendre plus longtemps. J'ai fermé les yeux sur le mal qui te frappait, je me suis persuadée, et non sans peine, qu'une guérison miracle allait survenir au petit matin. Il n'en est rien et le destin finit toujours par rattraper le temps.
Tu es né pour partir, moi pour te survivre, mon enfant, je serai bientôt à tes côtés.

Hier encore je serrais ton petit corps innocent contre ma poitrine et l'amour qui nous unissait te rendait intouchable, il semblait...
Vois-tu mon bébé, la maladie est bien maligne et parfois elle a raison des docteurs et des traitements. Parfois, on ne peut pas la stopper, tout ce que l'on peut, c'est attendre, attendre qu'elle finisse son travail, attendre qu'elle t'arrache des bras de ceux que tu aimes.
C'est ça l'injustice de la vie : Personne n'est à l'abris du cancer.
Et je hais le cancer.

J'ai posé un bouquet de coquelicots sur ta table de nuit. Ta chambre est bien triste sans toi, tes nounours te demandent. Papa a tout juste fini de réparer ta luge, il voulait absolument la terminer, maintenant elle attend au garage.
Même la neige, cet hiver, a un goût de poison. Les rues sont sales sous l'effet des saleuses, tu n'aimerais pas les voir et puis la vue est certainement plus belle de là-haut.

En cette semaine qui précèderait ton quatrième Noël, je crois bien que l'envie me tire vers le ciel. J'en veux à Dieu pour ta maladie et je m'en veux pour ton agonie. Mais que dis-je ? Tu es déjà parti !
Ma peine redouble.
Oh, mon doux petit, tu dois être perdu dans ce grand royaume.

Je n'ai pas la droit de te laisser tout seul. Aucun parent n'a le droit d'abandonner son enfant de la sorte. Ne t'inquiète pas, c'est terminé : Maman part te retrouver. Puisse tout mon amour te parvenir et quand je déposerai cette lettre au pied de ta petite sépulture, tu seras sûr, mon ange, que maman ne tardera plus à arriver.

Je t'aime.
Ta maman.

J.WAECKERLI de Seppois-le-haut


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Paris, le 8 juillet 2007

Mon aimé,

Chaque jour un peu plus, je me languis de toi. J'espère te voir bientôt revenir car cette lettre pourrait bien être la dernière. Ici, la censure a pris ses quartiers dans l'esprit de chacun. Nombre de livres ont été brûlés et les autorités ont été jusqu'à saisir le journal intime que j'avais conservé de mon enfance. A présent, le gouvernement compte contrôler chaque lettre voire d'interdire toute communication écrite, et je redoute avec la peur que tu me sais la fin de notre correspondance.
Quant à ta mère, je ne te cacherai pas qu'elle a été très affectée par ces récents changements. La police l'a obligée à rester chez elle afin qu'elle ne divulgue pas ses idées « anarchistes ». Je veille donc plus que jamais sur sa santé, mais je pense que ta présence à Paris constituerait pour elle un plus grand réconfort. Pour ma part, tu te doutes que je ne pouvais plus subsister avec mon métier d'auteur. Par conséquent, on m'a affecté à un poste de comptable dans une entreprise de vidéosurveillance. J'ai malgré tout tenté de poursuivre l'écriture de mon roman sur le théâtre, mais hier, lors de la perquisition hebdomadaire, l'agent de l'UC (unité de censure) a trouvé le document et je n'ai échappé que de peu à la prison ! J'ai l'impression qu'il ne reste plus grand chose à espérer de cette ville, et quand je vois nos libertés ainsi s'évanouir, la peur me noue la gorge.
Et voilà qu'un nouvel autodafé vient poser sa lumière ambrée sur ma feuille. Quand je pense que l'un de mes livres se trouve peut-être dans ce brasier. Ces volutes de fumée sont un déchirement pour moi !
Je prie pour que mes larmes soient autant de preuves d'amour qui t'inciteront à nous rejoindre. Ton absence ajoute à ma tristesse et à ma douleur, tout comme cette menace qui plane sur notre échange épistolaire ! Je n'en dirai pas plus maintenant que l'Etat a la main mise sur nos lettres.
Je t'aime comme le plus beau des romans et j'attends avec une impatience grandissante de te voir à nouveau. Porte toi bien, et ne laise JAMAIS personne décider à ta place.
Ton Emma

E.HOLLENWEGER de Chartrettes


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Mon cher et tendre amour,

Je t'écris ces quelques lignes pleines d'amertume et de regrets. Je regrette de ne pas t'avoir parlé avant, pourtant maintes fois j'ai essayé, mais sans jamais y parvenir. L'exquise vision de ton doux visage m'entraîne dans un tendre voyage, chacun de nos regards fait fondre le mien ; avec un simple baiser tu sais faire chavirer mon c½ur. Tu m'as fait connaître le bonheur, le vrai et je t'aimerai pour l'éternité, je te le promets. Mais c'est trop dur, je n'y arrive plus, je ne peux plus faire comme si rien n'avait existé, je ne peux plus voir mon reflet dans un miroir, plus j'essaie d'oublier plus il hante mes pensées. Il m'a détruit, il m'a anéantie, il ne s'est pas soucier de ce qu'allait devenir ma vie. Il a profité de moi sans remords, après avoir souffert j'ai regardé le ciel, il ne me paraît plus le même parfum et la vie n'a plus le même goût, j'ai compris que plus rien ne serait comme avant. Saches qu'il a peut-être volé mon corps, mais mon c½ur lui, il t'appartient à jamais. Mon âme meurtrie et souillée cherche désespérément un coin de paradis, là-haut je retrouverai le bonheur.
Je te demande pardon, pardon de ne pas te l'avoir dit, pardon de ne pas avoir été assez forte. Ne m'en veut pas, ne me déteste pas. S'il te plaît pardonne moi et apprends à vivre sans moi. Ce n'est pas moi, c'est lui qui m'a tué. Et si tu m'aimes aussi fort que ce que tu le prétends, je t'en prie oublie notre promesse ne me rejoins pas. Ce n'est pas un adieu, juste un au revoir, je serai là-haut je t'attendrai, je veillerai sur toi, je t'aimerai au-delà de la mort.

Pardonne-moi.
Je t'aime.

M.BASSEZ et J.THAURIN de Marseille


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Belle inconnue

Ton histoire est l'une des plus riches que le monde est connu. Tu t'es vue grandir au milieu des batailles plus sanglantes les unes que les autres. Tes contours se sont dessinés au fil de tes conquêtes et des convoitises de tes voisins les plus proches. Malgré les tentatives d'intimidation à répétition et des contraintes par la force, tu as toujours su garder ta dignité et ta force.
Tes enfants ont toujours donné le meilleur d'eux afin de défendre tes idéaux contre n'importe quelle attaque d'extrémistes. Tu vois l'égalité pour tous tes enfants et qu'importe leurs appartenances ethniques ou communautaires, ils sont tous pour toi, avant tout, des frères.
Tu combat l'extrémisme sous toutes ses formes, que se soit aussi bien sur le plan religieux, que sur le plan moral. Pour toi, la seule chose à laquelle tes enfants ont le droit de croire, c'est en leur foi intérieure et qu'importe où ils trouvent leur réponse, du moment que cela apporte la paix et la prospérité pour les tiens.
Tu es la seule à avoir comprise que ton avenir repose sur la jeunesse de tes enfants et non pas sur les désirs passés de tes aïeux. L'avenir a besoin de poumons neufs et de forces nouvelles, si tu veux atteindre le point culminant de ton pouvoir.
Tu te sens brûler de l'intérieur lorsque certain de tes enfants sont pris en aparté par des personnes qui n'ont jamais su saisir durant toute leur vie ta véritable personnalité. Ton épanouissement et ton savoir sont apportés dans une multitude de domaines que tu t'efforces de promouvoir dans l'air du temps.
Ton accueil et ta chaleur humaine sont perçus dans le monde entier et pour quantités de terriens tu es comme un eldorado.
Ne sois pas triste car demain sera un jour meilleur et alors tu retrouveras toute ta puissance et ta splendeur, ma douce France.

E.LEDUC de Le Palais sur Vienne


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Pour mon petit ange, qui s'est envolé il y a 10 ans...

A Lexane...

Cette année, ça fera 10 ans que ton âme d'enfant s'est envolée, loin des errances de notre monde, loin des souffrances qui déchiraient ton corps fragile... Loin des douleurs de la vie, inutiles. La vie a fait que ton petit corps d'enfants a perdu contre l'épilepsie, la maladie est venue à bout de ta force, et ce n'était pas faute de t'être battue... La vie est telle que les gens souffrent parfois, de douleurs éternelles, invincibles, mais les gens qui connaissent ça et qui ont eu la chance de s'en sortir savent qu'on ne s'en remet jamais, au fond, on apprend à vivre avec ces départs imprévus que les faire-part de journaux appellent « décès »...
On n'a pas le droit d'en vouloir aux autres paraît-il, alors on trouve autre chose, moi j'en ai voulu à Dieu, paraît que je n'avait pas le droit non plus...
Les gens parlent d' « attardés », mais je ne les laisserai jamais faire
Et si je dois rester seule, pour une éternité, face au reste du monde, pour te défendre, je le ferai, sans hésiter une seconde, jusqu'à ma mort...
Et je jubilerai, le jour où, écrasés par les remords, ils retireront leurs paroles, le jour où, sous l'étreinte des regrets, ils se rouleront à terre, comme on implore un seigneur, pour le pardon de leurs erreurs...
Ta force dépasse celle des gens qui, attirés par des bonheurs futiles, n'auront jamais rien compris
Ton courage dépasse celui de ceux qui, obsédés par des bonheurs invisibles, n'auront jamais rien compris
Et si une personne aveuglée par l'amour du pouvoir ose me défier
Si quelconque humain aveuglé par la passion de la gloire ose se mettre en travers de mon chemin
Il goûtera à la furie d'une s½ur révoltée, il subira ma colère, ma haine contre ces gens qui n'auront jamais rien compris, ma haine passée contre la vie et ses injustices, ma colère contre ceux qui croient que la vie se limite à l'argent ou au pouvoir... Et, je t'en fais la promesse, je continuerai à te venger, contre les regards de dégoût qu'ils t'ont lancé, ceux qui n'auront jamais rien compris... Je me servirai de ce qu'ils croient ta faiblesse, pour les faire regretter l'ivresse de la méchanceté...

F.REBETEZ de Apt

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:45

Modifié le mercredi 02 mai 2007 05:16