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CATEGORIE 1 : A LA FAÇON D'UN « SLAM POETIQUE »

Les mêmes

C'matin une vraie journée banale, j'ai levé les yeux au ciel
J'matais c'ciel, j'ai la banane, j'sens mon stylo qui m'appelle
Cette envie d'écrire, de rimer me suit un peu partout
Ma vie j'aime la décrire, j'en ris mais sachez surtout
Tout tient à un fil, je vis un film et tout défile
La vie n'est pas facile, un rien fragile, fronce les sourcils
Les soucis te sourient bien souvent au mauvais moment
Les maux contre les mots un combat bien peu trop fréquent
Seul face à mon bureau, j'pourrais écrire pendant des heures
Ca m'permet d'lacher du lest et d'soulager un peu mon c½ur
Qui parfois mécontent proteste la douleur par les larmes
Mais ceci j'le garde pour moi, de peur d'y perdre tous les charmes
Cette fierté qui nous berce, laisse bien souvent notre âme triste
Nos rimes un peu errantes, voguant sur la dite « mauvaise piste »
Pas b'soin d'l'avis des autres pour pouvoir écrire des poèmes
Qu'on aime ou qu'on aime pas ici qu'situe le problème
J'écris pour exister mais j'pense exister pour écrire
Car j'crois ferme et franchement qu'écrire m'donne toujours le sourire
Ces deux verbes au présent me sont bien liés de par leur forme
Surtout pour un seul homme, les vivre de façon hors normes
Pour moi aujourd'hui, écrire est dev'nu habitude
Et pour être total'ment franc , exister est mon attitude
Les apparences à part pensent pouvoir s'parer du silence
Les différences s'élancent et meurent ensuite en leur naissance
Peu importe au bout du compte que tu sois blanc, black ou beurre
Jaune ou métissé ou même qu'tu sois d'toutes les couleurs
J'écris pour exister, pour ne pas tomber dans l'oubli
Le fait d'écrire pour exister est le témoignage de ma vie.

A.BERLAND de Coulombiers
http://oOTIMOo.skyblog.com


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J'écris ma douleur, mes brouillons, mes peurs, mes sensations
J'écris ce mal d'ado, ce mal des mots qui me tient, me retient
J'écris pour te prouver que ça hurle, que je consume, que ça me brûle,
J'écris parce que j'existe, que je m'exprime, qu'il n'y a plus rien qui rime
J'écris pour te dire tout ce qui me tracasse, me traque, m'embarrasse
J'écris pour sortir ma rage, mes larmes, ma hargne
Passe le flambeau, écris pour lâcher ton fardeau des mots !
J'écris ma douleur, mes peurs, mes erreurs,
Ce qui ne s'efface pas, ce que je garde pour moi, ce qui fait si mal...
J'écris parce qu'il n'y a plus rien à faire, faudrait changer l'univers,
Mais c'est pas possible à faire
Je te décris mon monde, celui qui tourne plus bien rond, celui qui rend con
J'écris pour pas me laisser mourir, pour essayer de survivre, de grandir
J'écris pour enlever l'indélébile, ce que je rumine, ce qui me rend débile
J'écris mon regard vague, mon c½ur en vrac, mes idées noires
J'écris pour rester dans la place, qu'on me regarde de face, que personne m'efface
J'écris parce que j'ai le mal de vivre, qu'y a pas qu'à moi que ça arrive, que mon cas n'est pas unique
J'écris pour dire qu'on existe et que ma France parfois reste passive, incompréhensive, alors que moi je respire !
J'écris pour te dire que toi, moi et les autres on peut s'en sortir et apprendre à vivre, à rire
J'écris pour te dire de garder la tête haute, quoi qu'il arrive, et de passer le flambeau
Ecrire pour lâcher le fardeau des mots...

A.DELVAUX de Marseille



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J'en avais besoin
Je le voulais
Partir très loin
Et je l'ai trouvé
L'effet est immédiat
Sensation légère et fulgurante
Comment ai-je pu me passer de ça ?
Bonheur éphémère envahissant
Monde inconnu que je visite
Je m'y enferme et j'oublie
C'est mon quotidien automatique
Mon corps en redemande et me supplie
Alors je recommence et je repars
Je ris, je cours, je vis
Mais tout disparaît, il se fait tard
Adieu impression d'infini
Je pose ses yeux sur lui et l'admire
Lui qui me fait voyager
J'en veux, j'en prend, j'en deviens ivre
Ca y est c'est sur je suis intoxiquée
Toujours avec moi il me rassure
Vie de papier maintes fois parcourue
Tous appellent ça la lecture
Je préfère dire que c'est rêver
Vie de papier, vie éternelle
Seul moyen de m'évader
Simple petite ritournelle
De ce monde qui me fait pleurer

M.BANCAL de Revel


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« L'avenir »


Nous rêvons tous de notre avenir
Ce qui se passera dans 15 ou 20 ans
Ce que nous allons devenir
Nous cherchons tous l'instant
Où notre vie débutera
Nous avons tous des choix différents
Certains peuvent être bons ou mauvais l'avenir nous le dira
Nous imaginons tous certains moments
A notre âge l'avenir n'est qu'un rêve
Nous vivons tous dans une réalité imposée
Alors quand on pense à l'avenir on fait juste une trêve
Histoire de se dire que tout peut changer
Et si notre avenir ne ressemblait pas à nos souhaits
Et s'il était différent de ce qu'on espérait
Peut-être qu'on pourrait le changer
Ah si recommencer était illimité
A ce moment précis l'avenir est encore flou
Mais les choix pour y parvenir sont à nous
L'avenir est entre nos mains
A nous de construire notre lendemain.

Bélinda B. de Marseille


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Enfance volée


Enfant de la guerre
Délaissé, abandonné
Tu l'as été
Armes, fusils
Tes nouveaux amis
Bien ou mal
Ces mots n'ont plus aucun sens moral
Seul face à cette malheureuse vie
Seul face à tes ennemis
Ta vie ne tient plus qu'à un fil
Mais jamais tu ne faiblis
Tu surmontes cette vie tel un défi.
Enfant esclave
Des guerres des hommes braves
Tu es perdu
Dans ce monde qui t'est inconnu
Partir, tu n'y songes pas
Car nulle part où aller tu n'as.
Proie facile
Pour ces adultes insensibles
Il est temps de réagir
Afin d'éviter le pire.
Enfant soldat
Sans foi ni loi
Ton avenir semble scellé
Mais un jour peut-être tu vas te relever
Afin de montrer à ces étrangers
Que tu as vaincu tes monstres du passé...

L.MBO de Noisy le Grand


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Dans cet endroit


La première fois que je l'ai vu
Il m'a dit que j'avais un regard qui tue
Il m'a dit qu'il voulait être comme moi
Voir la vie au moins une fois
Je lui ai dit qu'il était fort et courageux
Qu'il n'est pas comme eux
Il m'a dit qu'il était à l'hôpital parce qu'il avait mal
Les médecins lui ont dit qu'il sortirait bientôt
Mais pour lui ça ne sera jamais assez tôt
Il m'a dit ma mère pleure tout le temps
Sa mère m'a dit que jamais il s'était plaint
Qu'il lui avait jamais demandé pourquoi il était pas comme ses autres copains
Il m'a dit qu'il aimait écouter de la musique
Et qu'un jour il vendrait des cd dans sa boutique
Il m'a dit que tout le monde est gentil avec moi
Car je crois qu'il me reste à vivre quelques mois
Badji enfant du mali
Fière de l'avoir connu même si j'ai fait tout ce que j'ai pu
Au fond de tes yeux c'est la que le ciel est le plus merveilleux
Badji enfant du pays
Venu en France pour guérir sa souffrance
Badji enfant du mali
Fière de l'avoir connu même si j'ai fait tout ce que j'ai pu
Au fond de tes yeux c'est la que le soleil est le plus merveilleux
Badji enfant du pays
Venu en France pour guérir sa souffrance
Il m'a dit que j'ai la même maladie le même lit
Depuis que je suis tout petit
Il m'a demandé si je reviendrais le voir
Je lui ai répondu que c'était mon devoir
Au fur et à mesure qu'il tournait les pages
Les phrases de mes chansons illuminaient son visage
Il m'a dit tu m'en écrira un jour
Je lui ferais peser avec les mots ce qui me pèse sur le c½ur
Je t'en écrirais une qui sera gravée dans mon c½ur pour toujours
Et quand je la relirais de mon c½ur elle fera le tour
Il m'a dit pourquoi tu écris
Je lui ai dit que ça me soulageait
Que sur une feuille blanche on pouvait tout raconter
Raconter le désarroi qu'il y a sur terre la pauvreté et la maladie
Mais je lui ai rien dit de cela pour ne pas briser ses désirs
Il m'a dit moi se sont ces gens avec des blouses blanches qui me soulagent
Sa main a pris la mienne elle était si douce elle était si chaude
Il m'a emmené devant un piano
Il m'a dit joue moi un petit morceau
Je lui ai posé deux trois notes
Les plus belles à ce petit pote
Dans ces instants peu importe le sens des phrases
Elles n'ont plus aucune importance
J'ai prié pour que ce petit garçon revienne dans sa maison
Qu'il puisse avec ses amis rejouer au ballon
J'aimerais que Badji soit sauvé de l'oublie
Qu'on arrête de regarder les larmes que verse
Ce petit garçon mais plutôt cette maladie qui le perce
Qu'on lui dédie au moins une seconde de notre vie

N.BEN SAID de Cognac


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La guerre


La guerre est un jeu où il n'y a pas de vainqueur
... pays partagés ... peuples déchirés ... paysages d'horreur ...
Ces gens qui envoient les enfants au combat
(sauf les leurs, bien sûr, cela ne se fait pas)
Ne connaissent ni le front, ni l'odeur de la mort, ni le goût de la peur,
Ni le bruit de l'agonie, ni le silence du malheur.
Mort « pour la patrie », plutôt mort « pour la guerre »
Tué « pour son pays », plutôt tué par la colère
Suicidaire ? je n'crois pas, mais capable de mourir
Pour un monde meilleur, et même de faire le pire.
Les hommes se transforment en tueurs en série,
Tirent par réflèxe, sans même savoir sur qui.
Sois tu crèves, sois tu tues.
Que ne ferais-tu pas pour t'en sortir ?
Sans savoir que juste après, c'est toi qui va mourir.
Mais tous les soldats iront un jour au paradis,
L'enfer ils l'ont déjà connu, c'est pas si loin d'ici.
Dans ce paysage lunaire devenu un désert
Les germes de la colère perdent tous leurs repères.
Où est passé le soleil ? le ciel bleu ? l'eau claire ?
Ce n'est plus qu'un souvenir, tout est à refaire.
Où est passé la gaieté ? la fête ? les rires au loin ?
Ce n'est plus qu'un souvenir, tout s'est éteint.
Chacun avait juré de détruire le camp adverse.
Tous désormais, ont tenu leur promesse.

E.BOUSQUET de Toulouse


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Juste une fois m'accrocher à la lune
Pour avoir l'impression d'être ailleurs
Juste une fois monter sur la dune
Pour sentir le vent sur ma peau de beurre
Juste une fois avoir les mêmes sentiments
Que ces rangées de blancs
Attendant le sang
Qu'ils tireront de ma panse
Juste une fois savoir ce qu'ils pensent
Quand sans peine
Je lève les herses
Qu'ils sèment
Sur ma route
Je doute
De leur bonté
J'ai hont
Que mes larmes
Leur servent d'armes
Mes blessures
Sont des fissures
Qu'ils agrandissent
Sans que je puisse
Prouver que ma peau
N'entrave pas leurs mots
Juste une fois une autre couleur de peau.

L.BOUMAZA de Mauléon


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J'ai 17 ans et je suis mélancolique
Tu vas me dire vaut mieux ça qu'être alcoolique
Mais tu sais je reste sceptique
Sur cette idée mais je suis fier de m'en être échappé
Grâce à tous mes couplets
Tu sais quand j'écris et que je parle de ma vie
Je me sens libéré telle une colombe ivre se serait échappée
Mais moi je suis ivre de haine, ivre de peine
Mais ça vaut pas la peine de pousser un S.O.S
Depuis quand dans cette société on s'occupe de la détresse
J'ai appris à me démerder tout seul à compter sur moi même et sur ma feuille
Aller voir un psy on m'a déjà proposé
Car quand on sait de quoi tu souffres et que t'es au bord du gouffre
On te fait payer des séances chez quelqu'un prêt à t'écouter
Mais je n'aurais jamais assez d'argent pour rémunérer celui qui sera prêt à t'écouter
Donc je m'en remets à ma feuille et mon stylo
Enfin quelque chose qui écrira ce que dit mon cerveau
Sans sauter de lignes parce que celle-ci ne plaît pas
Ou parce qu'elle fait mal comme une épine
Mais la vie n'est pas facile
Je ne suis personne pour vous faire la morale
Juste un petit bonhomme du tiers monde de ce vaste monde
Ce monde qui commence à devenir immonde
Mais regardez autour de vous, regardez la société
Depuis quand est-ce qu'on a besoin de tuer pour se faire respecter
Mais si tout le monde se posait et réfléchissait à ce qui se passait
On en serait jamais arrivé ici
En ce moment vous qui lisez ce texte vous vous demandez si tout ça sort de ma t^te
Moi qui si jeune et rêve d'une autre vie avec tout plein de magie
Je vous écris mais j'ai mal, mal au c½ur, mal aux yeux, mal de vivre
Donc je préfère finalement être ivre et peut-être que de mélancolique
Je passerais au stade de mec défoncé et alcoolique
La faute à qui ? Mais tous les jours je prie pour que ma vie soit autre que celle d'aujourd'hui
Mais peut-être que grâce à ce que j'écris, un jour je m'en sortirais et plus tard j'y repenserai
Je me souviendrai ce qu'était ma vie celle grâce à quoi j'écris
Mesdames et Messieurs je vous remercie de l'attention que vous portez
A ce morceau qui résume ma vie
Mais dites vous que ce texte est une délivrance
La délivrance d'une souffrance mais si vous saviez à quoi je pense
Dans ma tête c'est le foutoir où il fait tout noir mais je suis pleine d'espoir
Qu'un jour ce texte sera lu et reconnu
Voilà ce qui serait pour moi une revanche sur la vie
Et je remercie ma famille et mes amis
De m'avoir poussé à dire ce que je vous ai écrit...

Y.YEZLE de Villeurbanne


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Quand le silence retentit
Comme le plus affreux des bruits
Quand une larme coule
Se glisse et déboule,
Quand la mélancolie apparit,
Et quand elle ne disparaît
Que dans un sommeil agité
De rêves douloureux et de méandres glacés
Quand le désespoir guette, agité
A chaque tournant de pensée,
Quand les souvenirs heureux
Deviennent lointains, si vieux...
Et qu'un long soupir
Brise le silence sans avenir...
Quand on n'arrive plus à communiquer
[Avec ceux qu'on aime ;]
Quand peu à peu, on s'enferme ;
Quand sans un mot
Le c½ur se brise en 1000 morceaux
C'est donc cela l'adolescence...
Ces sentiments si durs, si intenses ?
Ce devait être un slam, c'est une poésie
Eh bien... tant pis.
L'essentiel est d'exprimer ses idées
Je crois que c'est ce que j'ai fait.

E.FISCHER de Schiltigheim


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La vie est si dure parfois que je prend la plume encore une fois. Je rempli cette feuille blanche car j'ai cette haine qui me démange. J'ai cru qu'en rangeant mon stylo, qu'en cachant mon mal de vivre, j'aurai pu apaiser mes maux et de la vie redevenir ivre. Mais j'ai le mal de la rime, j'ai la tristesse dans l'abîme, je suis atteinte d'une dépendance, de celle qui vous mettrait en transe. J'ai la plume assassine, comme les bombes d'une mine, chaque mot que j'écris est un fardeau de moins, chaque jour de ma vie j'ai envie de partir loin. J'ai fait de ma vie, une grande mélancolie, si je prend la plume c'est parce que j'assume, je ne suis pas de ces filles qui fument ou qui traînent dans le bitume. J'ai fait de ma vie un très long récit, l'amour de ma famille, le rire de mes amis, rester celle que je suis, je n'ai pas réussi. Je suis le besoin d'écrire et de dire tout ce qui m'inspire. A force d'être déçue, un jour je ne le serai plus, la tristesse dans le regard, je garde encore espoir. Faut montrer ce qu'on sait faire, toujours rester sincère, je suis tellement authentique, que je les met K.O technique. J'ai la rime active, l'attitude passive, mais j'ai envie d'écrire, en criant pour croire que rien ne pourra m'arrêter, pour crever l'abcès et cacher cette douleur dans mon c½ur, celle que les docteurs appellent coup de c½ur, mes sentiments me font peur, cela entraîne mon malheur. J'ai la plume consolatrice, elle est meilleure que ma génitrice, grâce à elle je vis mieux, plus envie de quitter les lieux. Essaye-la, tu verras. Déçu, tu ne le seras pas, elle t'emmèneras là-bas, où tout le monde est comme toi, elle guidera tes pas et fatiguera tes doigts mais elle t'apaisera. Ta haine sera exorcisée, mieux qu'un confessionnal, elle t'enlèvera tout ton mal. Si aucune inspiration ne te viens, dans ton c½ur cherche bien, je sais que ma vie n'est pas la tienne mais je suis sûre que tu as des peines, des blessures vilaines, que tu veux briser les chaînes. Prends une feuille et un stylo, écrits, écrits plein de mots. Je t'assure que tu guériras tes maux, tu te sentiras mieux dans ta peau. Je ne suis pas là pour t'aider, je suis là pour m'exprimer. Je suis là pour dire aux miens que sans eux je ne suis rien, fais de même si tu en as besoin, cela ne coûtes rien. Mon stylo m'aide à extérioriser toute la haine que je contiens. Il me permet d'atteindre mes visées et de continuer mon chemin. Avec lui, ma main est bien, elle peut donner son avis. A deux, ils remplissent les feuilles blanches, et moi grâce à eux, je me venge, je peux faire la fête, dire ce qu'il y a dans ma tête. Je peux même aller plus loin et penser à demain. Je peux critiquer les guerres, dire « je t'aime » à mon père. J'écris pour exister, j'écris pour avancer, car à force de vivre, j'ai compris que pour être libre, il faut payer le prix. Ma vie est si dure parfois que je prend la plume encore une fois...

C.SIBONI de Marseille


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C½urs Eveillés


Bien que je ne suis qu'un corps en décomposition dégoûté par lui même
Jamais je ne me noierai parmi l'engeance de cette foule sans vergogne ni scrupules

La trace indélébile d'une douleur immémoriale
La perte de l'innocence à travers les âges
Les désillusions se mêlant aux déboires
Ont oblitéré mon essence

Je fuis la lueur du soleil car mon c½ur est densément noir
Chaque jour, qui se lève avec un visage anémique,
Déverse ses larmes de sang noir dans la bruine si chagrine

Des individus tombés eux aussi du « bon chemin » m'étaient si proches...

Anorexime
Ce corps apathique d'une lividité maladive à mi-chemin de l'anorexie
Cet ange qui avait perdu le visage de la perfection, dont on éclaboussait de noir les habits blancs

Ethylia
Cette gothique à la soif démesurée, dont la peine dormait mais demeurait sous la liqueur
Qui marchait pieds nus sur le sable si sec à la recherche de la quintessence

Méphity
Cette vagabonde aux aimés trépassés, rebelle solitaire dont le seul orviétan était d'ébène
Cette buée noire qui était son seul oxygène, délétère, elle la soufflait sur ses méprisés

Anathémie
Dont le seul souhait était de gésir sous l'avalanche dans la parfaite léthargie
Cette jouvencelle qui souffrait de mille maux, gelée et brûlée par son propre sang

Euthanasile
Ce souffrant qui se languissant dans le remugle de sa morose lassitude innée
Qui dans l'illusion des sédatifs légaux négligeait l'excès de ses doses

Un cri strident empreint d'une souffrance indolente
Se perd sans écho face au monde intolérant d'aujourd'hui
Tout art se devrait pourtant de perdurer aussi sombre et mélancolique soit-il

Un autre jour n'adoucira guère la peine
Un autre jour ne fera que nourrir la frustration
JD
Laneaumyne

J.DZEUANG de Ruelisheim

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:42

Modifié le mercredi 02 mai 2007 05:16

Résultats du concours

Résultats du concours
Le concours a cartonné et on tient à remercier tous les participants!
Comme promis, je publie les 40 meilleurs textes qui ont été sélectionnés!

Y a vraiment de supers histoires!!!

# Posté le jeudi 15 février 2007 05:40

Modifié le mercredi 02 mai 2007 05:16